Le coaching, un métier ou une ressource ?

Le coaching, un métier ou une ressource ?

Je pense que cette question doit être posée et en même temps, la réponse semble évidente.

On ne peut pas ne pas entendre le mot « Coaching » dans les entreprises, dans toutes organisations. Abus de langage souvent, mais aussi réalité font que le coaching est très présent dans de nombreux domaines d’activités.
Cette présence du coaching partout, plutôt intéressante, interroge pour d’autres inquiète.

Une question s’impose « Le coaching est un métier, une ressource ou une mode ? »

Mon point de vue

Coach professionnel depuis 20 ans et formateur de coachs depuis 15 ans j’ai vu le métier et la pratique changés.
J’ai eu l’opportunité de pouvoir coacher de très nombreuses typologies de clients et des thèmes variés. J’ai coaché des chefs d’entreprise, des cadres, des salariés, des sportifs, des personnalités politiques, et de très nombreux ado et adulescents.
Certainement que cette expérience de coaching m’a permis d’enseigner à un public très large.
Et après 15 ans de formation de coaching, j’ai peu faire émerger une petite statistique de la typologie des apprenants. Mon constat ne se prétend pas être une étude officielle, mais peut néanmoins avoir une valeur significative.

Les personnes que j’ai formées au coaching peuvent se répartir en 4 grandes catégories.

– Les coachs souhaitant exercer cette profession (en libérale)
– Les RH (très souvent des DRH), des managers, des chefs d’entreprise
– Les professionnels de la santé (médecins, infirmière …) ou thérapeutes
– Les enseignants, les conseillers insertions, les éducateurs …

La répartition des apprenants en coaching

Au regard de ces catégories, on peut très nettement distinguer que les formations de coaching sont dispensées à un large public.
Au-delà de ce découpage, il est intéressant de chiffrer en pourcentage la population de chaque catégorie.
– Les coachs libéraux (souhaitant s’installer à leur compte) – 20%
– Les professionnels de l’entreprise (DHR, RH, Managers …) – 40%
– Les professionnels de la santé (paramédical, médecines alternatives …) – 20%
– Les enseignants et conseillers insertion (éducateurs …) – 20%

Le constat est frappant, les formations de coaching sont entreprises que pour 20% de « coachs ». Dis autrement et c’est plus significatif, 80% des personnes suivant une formation de coaching, ne le font pas pour être coach.
La réponse est évidente, le coaching est plus une ressource qu’un métier.
Reprenons chacune des catégories et essayons de comprendre les besoins satisfaits par le coaching.

Les professionnels de l’entreprise et le coaching

La catégorie la plus large, c’est avec le plus d’apprenants est celle des professionnels de l’entreprise. Dans cette catégorie, les formés au coaching représentent 40% des apprenants, c’est la catégorie la plus importante.
En RH (DRH), dans le management, les besoins d’accompagnement sont très importants. Pour cette catégorie, aussi, comprendre, motiver, former … est au cœur de la fonction. Le coaching est tout naturellement approprié et apporte l’ensemble de ces compétences et savoir-faire. Les demandes en leadership sont de plus en plus nombreuses et le coaching permet d’acquérir les compétences incontournables. Un leader doit savoir communiquer, être porteur de sens, et avoir réalisé un travail de développement personnel. Le coaching est tout adapté à ces besoins. Les entreprises demandent de plus en plus des formations de « Manager Coach », et cela semble une évidence.

Les professionnels de la santé (et médecines douces et parallèles)

Le pourcentage d’apprenants au coaching est significatif, 1 sur 5 est un professionnel de la santé. Cette population déjà fortement spécialisée n’utilisera pas le terme de « coach » dans son métier. Par contre, les outils de coaching, compréhension de l’autre, estime et confiance, et pour ne citer que cela, seront fortement utilisés. L’aspect communication, les outils de compréhension des fonctionnements différents seront très appréciés.
Pour certaines professions, l’anamnèse s’organisera et enrichira avec les outils du coaching.

Les enseignants et conseillers insertion

Une catégorie avec deux grandes typologies, les enseignants y prennent une grande part.
Les enseignants doivent gérer des situations difficiles, avec les élèves, les parents, le corps professoral et leur hiérarchie.

Pour les enseignants, gérer leurs émotions, celles des autres est impératives. Les burnouts, les dépressions sont légion et savoir s’en protéger est vital. Mais aussi s’enrichir d’autres méthodes d’apprentissages, d’autres outils de communication apporte une aide précieuse, la formation des enseignants est limitée.

Pour les conseillers en insertion, les besoins sont encore plus grands face à une population souvent en souffrance. Les « recettes » de recherches d’emploi et les « tuyaux » éculés que l’on trouve gratuitement sur internet ne sont pas suffisants. L’accompagnement de personnes en recherche d’emploi est ce qu’il y a de plus difficile en coaching. L’accompagnant de personne en recherche d’emploi doit maîtriser, la gestion des émotions, et c’est extrêmement technique. Mais aussi il doit maîtriser, la motivation, l’énergie, l’estime et la confiance en soi, les apprentissages … Toutes ces techniques sont à apprendre pour l’immense majorité de ces professionnels et pourtant le besoin est essentiel. Certains conseillers à l’emploi utilise le terme coaching, même si leurs pratiques ne sont que conseils et formation. Le coaching n’est ni du conseil ni de la formation, mais la plupart de la population ne fait pas cette distinction.

Les coachs

En conclusion, je finis par les apprenants souhaitant réellement devenir coachs. C’est le pourcentage le moins élevé, ou tout au moins loin derrière les professionnels de l’entreprise.
Une des raisons peut l’expliquer c’est la difficulté de quitter le statut de salarié pour vivre de son activité. D’abord, C’est un métier extrêmement agréable, et riche, mais aussi demande une grande habilité technique et commerciale. Avant tout, une habileté technique à travailler, car en coaching, le niveau des vrais pros est relevé. Un coach ne peut pas être moyen, ou juste bon. Un coach aujourd’hui se doit d’être excellent et le niveau de formation et d’expertise est élevé.
Une habilité commerciale, car aussi, comme toute activité libérale elle se vend, et rarement elle s’achète. Pour ces deux derniers points, heureusement des formations de coaching offrant ces deux spécificités existent.

Le coaching une ressource d’excellence

Le verdict est sans appel, le coaching aujourd’hui est une ressource loin devant un métier.
Les managers ont besoin de cette ressource pour développer leur leadership, le management à distance.
Les professionnels de la santé ont besoin de tout l’aspect communication et compréhension de l’autre, patient, famille.
Les enseignants sont contraints d’aller chercher des formations et compétences extérieures et généralement de façon individuelle et personnelle.
Les conseillers insertion qui veulent vraiment dépasser les conseils sans valeur, se doivent de s’équiper techniquement pour réellement accompagner.

Conclusion

Le coaching reste bien entendu un métier, et aussi, il est une réelle ressource pour tous ceux en situation de relation, d’apprentissage de performance.
C’est pourquoi, le coaching va naturellement entrer dans les programmes formation de très nombreux métier.
On peut déjà dire qu’aujourd’hui beaucoup ne disent plus « Je suis coach », mais « Je fais du coaching ».
Le coaching à de très nombreuses années devant lui, même s’il sera intégré comme compétence et non comme un métier spécifique.

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